Master de science politique 2020-2021

Le Master s’ouvre par un semestre d’enseignement général en science politique commun à toute la promotion. Les parcours, choisis au moment de la candidature, se spécifient ensuite à partir du second semestre du M1. En M2 les étudiant-e-s peuvent s’orienter vers la rédaction d’un mémoire de recherche ou bien vers la rédaction d’un mémoire de stage (dans ce cas un annuaire est à la disposition des étudiant-e-s, rassemblant l’ensemble des stages faisant l’objet d’une convention avec le département).

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Parcours A « Diversités & discriminations »

Le parcours A « Diversités et discriminations » propose une approche à la fois théorique et pratique des phénomènes de discrimination et d’inégalité, ainsi que des initiatives et des politiques destinées à les combattre. Ces hiérarchies peuvent être socio-économiques, urbaines, « raciales » ou encore de genre. Le plus souvent elles tendent à se croiser et se renforcer les unes les autres, donnant lieu à des formes complexes de discrimination. Ce parcours s’intéresse ainsi à plusieurs dimensions saillantes dans les politiques d’aujourd’hui : la gestion politique des corps (politiques sexuelles ou familiales, politiques de santé), les transformations de l’État et des politiques sociales, l’émergence de « populations vulnérables », les relations sociales et les conditions de travail, la bientraitance des corps au travail, la question des inégalités d’inclusion et de participation citoyennes, les enjeux de mobilisations civiques (dénonçant des injustices ou des défaillances dans la représentation politique, etc.).

Le parcours A permet aux étudiant-e-s de comprendre/participer aux différentes mobilisations sociales et aux nouveaux dispositifs d’intervention publique sur ces questions. La « lutte contre les discriminations » a en effet profondément transformé le regard porté sur les inégalités dans les institutions locales, nationales ou européennes. En mobilisant les acquis de la recherche sur la stratification sociale, la ville, le genre ou les discriminations raciales, le parcours met ainsi l’accent sur les nouvelles possibilités, mais aussi les tensions, de l’action publique en matière de lutte contre les discriminations, tant au niveau local, étatique qu’au sein de l’Union Européenne.

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Le parcours A « Diversités & Discriminations » débouche sur des secteurs professionnels émergents aussi bien privés que publics : traitement des enjeux de diversité, d’inégalités/d’égalité des chances, de lutte contre les exclusions et les discriminations (sur la base de l’origine, de la race, du genre, de l’orientation sexuelle, de la religion, d’inégalités économiques, etc.), de parité, de nouvelles formes de participation politique (dispositifs de démocratie dite participative), de harcèlement ou de discriminations au travail, de gestion de « populations vulnérables » (handicap, maladie, vieillissement, etc.).

Les diplômé-es du parcours A peuvent occuper des postes de chargés de mission, chargés de projet ou de formateurs dans ces domaines (droits humains, discriminations, diversité, égalité des chances…), de responsable (ou adjoint) de service s’occupant des relations humaines et sociales dans une organisation donnée, consultant/conseiller intervenant dans ces domaines. Ils/elles sont également qualifié-es pour élaborer et conduire des études, des diagnostics, des évaluations, et pour piloter la mise en œuvre de dispositifs publics d’intervention.

 

Parcours B : « Politique transnationale et mondialisations »

Le parcours B "Politique transnationale et mondialisations" prend pour objet les rapports qui s’établissent directement entre plusieurs sociétés territorialement différenciées, sans nécessairement passer par la médiation des États. Les enjeux de relations et de coopération internationales sont ainsi analysés au prisme de la multiplicité des circulations transnationales. Il s’agit d’ouvrir à un regard sur la mondialisation où, en plus des institutions classiques (ambassades, organisations internationales, etc.), interviennent une multiplicité d’autres acteurs (migrants, ONG, entreprises, institutions locales, etc.).

Du point de vue théorique, le parcours B est l’un des seuls Masters en France à former spécifiquement au courant des études transnationales. Il intègre à ses enseignements une analyse renouvelée des migrations, des circulations d’idées et de savoirs en les resituant dans le cadre de relations de pouvoir entre différentes entités politiques. Il introduit également aux problématiques récentes des relations internationales : dynamiques démocratiques, coopération décentralisée, sécurité collective et nouveaux conflits, reconfiguration de la souveraineté, gestion de biens communs, etc. Au niveau professionnel, il donne aux étudiant-e-s les compétences qui ouvrent aux métiers tournés vers les nouvelles modalités de coopération et de régulation internationale, appliquées en particulier aux domaines de la coopération décentralisée, du développement, des droits humains, des migrations et de l’environnement.

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Le Parcours B « Politique transnationale et mondialisations » ouvre sur les nouveaux métiers en lien avec les conséquences politiques, sociales, culturelles, écologiques et économiques de l’intensification des échanges et circulations à l’échelle mondiale, prenant en compte l’impact complexe de ces phénomènes aux niveaux locaux, régionaux, nationaux et transnationaux. Il s’agit en particulier de formes de professionnalisation et d’expertise associées à l’émergence de nouveaux dispositifs démocratiques, des institutions de régulation, des politiques publiques, des modalités de coopération comme celles de la coopération décentralisée, et des instruments de gestion et d’évaluation dans lesquels les technologies d’information et de communication jouent souvent un rôle fondamental.

Les types de poste sur lesquels la formation débouche se situent dans une large gamme d’institutions, allant des instances administratives et gouvernementales aux organismes parapublics, organisations non-gouvernementales et entreprises. Ces organismes peuvent se situer à toutes les échelles, des collectivités locales jusqu’aux institutions internationales et plateformes transnationales. Les métiers visés sont notamment : chargé de mission dans une diversité de domaines (dynamiques migratoires, défense des droits humains, politiques publiques, politiques de coopération décentralisée, action humanitaire, etc.), formateur dans ces domaines, chargé ou chef de projet sur ces questions, consultant conseiller pour les entreprises, organisations non-gouvernementales, institutions publiques ou parapubliques, chargé d’études et d’enquêtes relatif à ces questions et chargé de communication.

 

Parcours C « Culture et politique : mots, images, théories »

Le parcours C « Culture et politique : mots, images, théories » prend pour objet la manière dont l’art, les productions scientifiques, ainsi que les discours et idées politiques contribuent à la construction du champ politique. Cette dimension culturelle de l’activité politique est explorée sous différents angles. Une partie des enseignements s’intéressent à la manière dont les productions artistiques, culturelles et les discours et pratiques des producteurs contribuent à façonner ou légitimer les rapports sociaux et politiques. D’autres portent plus directement sur les représentations et figurations du politique, sur l’analyse des langages politiques et des processus de catégorisations, ainsi que sur leurs circulations. Ce parcours fait enfin une place importante à l’analyse plus directement théorique ou philosophique des principes normatifs qui sous-tendent les institutions et la culture publique des sociétés contemporaines.

Articulant sociologie de l’art, de la culture et des idées, analyses de discours et des représentations et théorie politique, le parcours C part de l’idée que les champs politiques ne se réduisent pas à leur dimension matérielle mais sont aussi faits de mots, images, principes et valeurs qui construisent ou sous-tendent les institutions et pratiques politiques. Unique au sein de la science politique française actuelle, il entend néanmoins se faire l’écho des transformations récentes de cette dernière ou de disciplines connexes qui portent une attention accrue à la dimension culturelle de l’activité politique. Cette formation peut en particulier intéresser les étudiants ayant effectué un cursus de licence en science politique ou en sciences humaines et sociales (philosophie, sociologie, histoire, anthropologie etc.).

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Le parcours C « Culture et politique : mots, images, théories » prépare aux métiers de la culture, notamment dans le domaine de la médiation culturelle ou des politiques culturelles. Ceux-ci peuvent s’inscrire dans des institutions variées (administrations, collectivités territoriales, musées, bibliothèques, maisons d’édition etc.) et mobilisent des compétences et savoir-faire diversifiés (gestion de projet, enquêtes sur les publics, communication etc.). Il ouvre également sur des postes diversifiés dans des domaines d’emploi en développement ou émergents liés aux nouveaux dispositifs et instruments de communication, d’information et d’influence politiques (outils numériques, nouvelles branches de l’action publique liées à l’éthique de ces nouveaux outils de communication et nouvelles technologies de gouvernement).

Des stages, relatifs à ces différents domaines, sont proposés dans le cadre de la deuxième année de master. Des partenariats noués avec des institutions culturelles (notamment le Palais de Tokyo) permettent aux étudiant.es de se confronter directement à la pratique de la médiation culturelle et aux métiers à l’intersection entre culture et politique. Adossé à l’UMR CRESPPA, ce parcours offre enfin une formation à la recherche pour les étudiant.e.s qui souhaiteraient poursuivre en doctorat de science politique ou de sociologie (notamment dans les domaines de la sociologie de l’art, de la culture, de l’histoire des idées et de la théorie politique).